S’il ne poursuit pas sa chute, le moral des chefs d’entreprise reste cependant très faible en décembre. Le bilan de l’année 2025 ne laisse que peu de place à l’optimisme. Instabilité et chaos sont les qualificatifs employés par les dirigeants pour l’année écoulée, pointant ainsi l’absence de cap et l’imprévisibilité qui caractérisent le contexte politique et la conjoncture économique. 85 % des entrepreneurs expriment d’ailleurs des avis négatifs au titre du bilan de 2025. Ils gardent cependant espoir dans la nouvelle année. Les trois quarts des dirigeants interrogés sont optimistes formant, pour 2026, des vœux de stabilité, essentielle au développement de l’activité économique.
Les indicateurs baromètriques
L’indicateur d’optimisme se stabilise
Après une baisse de huit points en deux mois, le niveau d’optimisme regagne un point.
66 points (+ 1 point) pour l’indicateur d’optimisme
Une perception dégradée de l’environnement économique
49% C’était mieux hier (=)
28% C’est très bien en ce moment (+ 1 point)
23% Ça sera mieux demain (=)
L’état d’esprit des dirigeants est quasiment la copie conforme de celui du mois précédent. Mais à y regarder de plus près, on note que les chefs d’entreprise les plus positifs, actuellement, sont ceux des secteurs de la construction (31 %) et des services (32 %). L’optimisme des dirigeants croît avec la taille de leur entreprise : de 25 % chez les entreprises de moins de deux salariés à 38 % pour les plus de 50 salariés.
De la même façon, les entrepreneurs qui pensent que « ce sera mieux demain » sont plus souvent à la tête d’entreprises de plus grande taille : 20 % des moins de deux salariés mais 27 % des plus de 50 salariés.
La confiance dans les perspectives de leur entreprise s’affaiblit
La confiance des dirigeants dans leur propre entreprise s’effrite un peu tandis que celle portant sur l’économie mondiale s’améliore modérément (deux points dans les deux cas). Les plus assurés quant à l’avenir de leur entreprise sont les entrepreneurs des secteurs de la construction (62 %) et des services (65 %). La confiance croît aussi avec la taille de la structure : 22 points d’écart entre les moins de deux salariés et les plus de 50 salariés.
Niveau de confiance dans les douze prochains mois :
59% leur entreprise (- 2 points)
12% l’économie française (=)
20% l’économie mondiale (+ 2 points)
Les intentions en matière d’effectifs dans les 12 prochains mois
12% Augmenter le nombre de salariés (+ 1 point)
81% Maintenir le nombre de salariés stable (+ 2 points)
7% Réduire le nombre de salariés (- 3 points)
L’inflation, une crainte toujours présente
Les craintes liées à l’inflation sont toujours présentes. Huit chefs d’entreprise sur dix surveillent l’évolution de l’inflation et son impact sur leurs charges et sur la viabilité de leur entreprise. La crainte des dirigeants de ne pas être payés à temps par leurs clients est en léger repli (- 2 points).
Au regard des trois principales craintes exprimées par les dirigeants face aux conséquences de l’inflation, ce sont ceux des plus petites entreprises qui manifestent le plus d’inquiétudes. Au niveau des secteurs d’activité, ce sont les entreprises du commerce qui sont les plus préoccupés par l’évolution de leurs charges (88 %, + 5 points par rapport à la moyenne des répondants) et les menaces sur la viabilité de leur entreprise (67 %, + 9 points par rapport à la moyenne).
83% (=) sont plus attentifs que d’habitude à leurs charges
58% (=) craignent pour la viabilité de leur entreprise
39% (=) n’écartent pas une baisse de leur rémunération
36% (- 2 points) rencontrent des difficultés pour être payés à temps par leurs clients
19% (+1 point) font face à des demandes d’avances sur salaires de leurs collaborateurs
Une année 2025 marquée par l’instabilité et le chaos
Les dirigeants des toutes petites structures expriment des avis nettement plus négatifs sur l’année écoulée que ceux des plus grandes entreprises. L’écart entre celles ayant moins de deux salariés (87 %) et celles de plus de 50 salariés (72 %) est de 15 points.
Un bilan plus partagé pour leur propre entreprise …
On constate un décalage entre la perception des dirigeants de l’année au niveau national et au niveau de leur entreprise, preuve, sans doute, de la ténacité des entrepreneurs malgré le contexte incertain et instable.
… avec des résultats positifs enregistrés
Les plus grandes entreprises sont celles qui ont le plus progressé commercialement : 36 % pour les plus de 50 salariés contre seulement 21 % pour les moins de deux salariés. Il est à noter que plus d’un tiers (36 %) des dirigeants de très petites entreprise déclarent n’avoir enregistré aucune progression de leur activité en 2025 (contre seulement 9 % des plus grandes entreprises).
Des dirigeants malgré tout optimistes pour 2026
Trois-quarts des chefs d’entreprise sont confiants pour l’année à venir. Un optimisme qui peut s’expliquer par la résistance, la résilience ou la capacité d’adaptation des entrepreneurs dans un environnement qu’ils espèrent plus stable. Les entreprises de services (80 %) et les plus grandes (84 %) figurent parmi les plus optimistes.
De la stabilité, c’est le premier vœu des entrepreneurs pour 2026
Les plus grandes entreprises sont celles qui ont le plus progressé commercialement : 36 % pour les plus de 50 salariés contre seulement 21 % pour les moins de deux salariés. Il est à noter que plus d’un tiers (36 %) des dirigeants de très petites entreprise déclarent n’avoir enregistré aucune progression de leur activité en 2025 (contre seulement 9 % des plus grandes entreprises).
Et pour Noël, quel cadeau sous le sapin de l’entreprise ?
Les dirigeants des plus petites entreprises (moins de deux salariés) qui ont le moins développé commercialement leur entreprise en 2025 sont les plus nombreux à espérer pouvoir le faire en 2026 : 42 % pour les moins de deux salariés contre 31 % pour les plus de 50 salariés.


